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SCALE n'est pas un festival. C'est le moment où l'industrie cinématographique africaine décide de se prendre en main.
Ousmane Sembène voulait filmer en Wolof. Il l'a fait — contre vents et marées. Soixante ans plus tard, le cinéma africain a produit des œuvres primées à Cannes, à Berlin, à Venise. Il a construit un héritage. Mais il n'a pas construit une industrie.
5 000 films africains produits par an. Moins de 2% distribués internationalement. 64% des Africains ne parlent ni français ni anglais — et pourtant, le cinéma africain leur parle encore en langues étrangères, quand il leur parle.
Ce n'est pas un manque de talent. Ce n'est pas un manque de stories. C'est un manque d'infrastructure : de distribution, de localisation, de financement qui comprend la réalité du marché africain.
SCALE n'est pas venu pour célébrer le passé. Il est venu pour construire le futur. Quatre panels, une journée entière, les voix les plus pragmatiques de l'industrie : distributeurs, producteurs, cinéastes, entrepreneurs, investisseurs.
La question centrale n'est pas "comment faire de l'art africain" — c'est "comment faire de l'argent avec du cinéma africain, en payant les Africains qui le font, dans les langues que les Africains parlent".
Et la soirée ? Fast & Furious 9 en Wolof. Premier blockbuster hollywoodien doublé professionnellement dans une langue africaine. Pas un symbole — une démonstration que c'est possible, viable, et historique.
Wawaw Sénégal est l'infrastructure de distribution et de localisation pan-africaine construite depuis Dakar. Plateforme iOS & Android, partenariats avec des distributeurs Nollywood et internationaux, modèle 5 fenêtres d'exploitation, paiement mobile Wave et Orange Money.
Le fondateur, Modou Lolly Sarr, est autodidacte — ingénieur du son, développeur certifié Apple, architecte de la première voix wolof de Roman Pearce dans F9. SCALE est l'événement de lancement de Wawaw — et le début d'un rendez-vous annuel.
Faire du cinéaste africain un entrepreneur qui connaît son marché, parle la langue de son public, et vit de son travail sans dépendre de financements étrangers.
Un sommet panafricain annuel. La référence de l'industrie cinématographique africaine. De Dakar, pour le monde.
Ousmane Sembène réalise Borom Sarret, premier film africain d'un Africain. Il veut filmer en Wolof — les structures de distribution l'en empêchent.
Djibril Diop Mambéty crée Touki Bouki, classé 65e plus grand film de tous les temps par Sight & Sound. Le cinéma africain rayonne à l'international — mais son public local ne peut pas le voir.
Modou Lolly Sarr finalise le premier doublage professionnel d'un blockbuster hollywoodien en Wolof : Fast & Furious 9. Universal Pictures / UIP London valide le travail.
SCALE African Summit — Dakar, 18 Septembre. Le premier sommet panafricain dédié à faire de la localisation une industrie.
SCALE 2026 est le premier rendez-vous. Soyez-y.